Je me présente

Je me présente,Charlotte Betina,je monte au Poney-Club de Suresnes au Mont Valérien et le Mardi à 18H.J'aime les chevaux,les poneys,je pourrait mettre quelques photos mais pas tout de suite,vers Octobre.
Je suis tout à fait CONTRE l'hippophagie.Les chevaux nous ont toujours aidés,depuis la fin des temps,et voilà comment on leur dit merci ?
Sauvons,les chevaux de cet orgeuil datant de la Préhistoire ! SAUVONS !

# Posté le samedi 17 septembre 2005 02:44

Ensuite

Ensuite
Voici de belles images de chevaux pleins de santé à l'air libre :

# Posté le samedi 17 septembre 2005 02:47

Images de chevaux maltraités

Images de chevaux maltraités
Regardez...Si ce n'est pas malheureux !

# Posté le samedi 17 septembre 2005 02:49

Les calvaires

Les calvaires
Les chevaux sont épuisés. De mauvaise grâce, ils se laissent tirer par la bride hors des camions, qui arrivent de Lituanie et viennent faire étape dans ce centre vétérinaire aux confins de la frontière polono-tchèque. Certains boitent, d'autres souffrent de lésions internes et de blessures, d'autres encore sont prostrés sur les genoux de leurs jambes antérieures, saignat des naseaux et des flancs, résultat des cahots de la route et des chocs contre les parois et les barreaux du véhicule. Ils boivent avidement l'eau dont ils ont été privés trop longtemps. Les vingt et une bêtes roulent depuis plus de vingt heures et ils en ont encore pour .... 3 jours, destination: Cagliari, en Sardaigne, soit un calvaire de plus de trois mille kilomètres à travers sept pays européens de la Baltique à l'Italie et avec l'abattoir en fin de parcours.
Même destination et même parcours d'enfer pour un second véhicule qui vient de se ranger le long de la façade d'un gris sale du centre vétérinaire de Zebrzydowice. Il vient du nord de la Pologne et son équipage ne prend même pas la peine de décharger les bêtes et de la abreuver. D'ailleurs, tant le vétérinaire polonais que son collègue tchèque se contentent d'un bref regard à travers les barreaux du bahut, avant d'accorder la persmission aux transporteurs de poursuivre leur route.
Toutes proporions gardées, les conditions de transport sont pires encore chez les polonais, dont le camion vibre et tremble des coups de sabots et des déplacements erratiques des vingt-six chevaux qui y sont entassés sur un espace réduit. Si réduit, qu'au moindre choc, les bêtes se donnent mutuellement des bourrades dans les côtes, malgré les brides de grosses cordes qui les retiennent à la paroi du véhicule, mais leur écorchent yeux et naseaux à la moindre tension.
Le stress et la douleur rendent les animaux agressifs.
Certains s'agitent dans tous les sens, mordent leurs voisins, essaient de se cabrer, malgré l'exiguïté de leur enclos.
Un bai glisse sur le sol recouvert d'une mince couche de paille et atterit entre les sabots nerveux de ses voisins.
Marchands ou transporteurs, peu se soucient en réalité de la fragilité du cheval, qui a besoin de 60 litres d'eau par jour en période de canicule et supporte encore moins bien que les bovidés, les longs transports par route.
Une totale indifférence qu'illustre, en l'occurence, la maltraitance généralisée, l'insuffisance des plages de repos et l'absence d'une surveillance vétérinaire digne d ece nom. Que des milliers d'équidés soient blessés ou même meurent en route laisse les maquignons parfaitement de marbre, dans la mesure où une certaine part de "déchets" est incluse dans le prix de revient.

Les chevaux destinés à l'abattoirs ont droit à un repis de 24 heures pour être nourris, soignés et se coucher sur la paille, indépendamment des deux haltes d'une heure chacune également prévues entre les étapes. Telles sont du moins les directives de Bruxelles auxquelles doivent théoriquement se soumettre les convoyeurs d'animaux.
Théoriquement, car les pauvres bêtes ont déjà réintégré leur bahut après trois heures à peine, avec la bénédiction du service vétérinaire local, qui a apposé son cachet de conformité sur la feuille de route, confirmant 'l'excellent état d'hygiène et de confort dans lequel voyagent les animaux, conformément à la législation en vigueur.
C'est dans un état d'abrutissement et de fatigue avancé que qu'ils arriveront après quatre jours et cinq nuits de souffrance à l'abattoir de Cagliari, l'un à l'oeil crevé, l'autre une jambe cassée et un hongre des plaies suppurantes à l'arrière train.
Un calvaire de trois mille kilomètres qui dans quelques heures va prendre fin par un coup de marteau.

# Posté le samedi 17 septembre 2005 02:53

L'histoire d'Ange

J'était dans mon box, j'était heureux.
Mais "ils" sont venus. Moi, innocent, j'ai passé la tête par la porte de mon box et j'ai poussé un joyeux henissement en voyant tant de monde venir me dire bonjour. Et là, je "les" ai vue. Derrière eux, j'ai vu des cavaliers du club pleurer.
Puis j'ai entendu ces mots que je n'ai pas compris: "on ne peut pas avoir autant de chevaux, il faut bien se débarasser de ceux qui ne nous sont pas indispensable. Or, Ange n'a pas eu de très bon resultas aux derniers concours." Ange, c'est moi. C'était moi.

"Ils" m'ont emmené dans un van que je ne connaissais pas. Dedans, il y avait aussi Canelle, une ponette qui s'était blessé à la jambe la semaine dernière. On a fait un voyage assez long puis "ils" nous ont fait descendre dans une cour. Ca sentait bizar. Le sang, la mort, le crottin... Puis "ils" nous ont fait monter dans un gros camion oú il y avait déjà un dizaine de chevaux qui ont hennient en nous voyant. Mais ce n'était pas un henissement que je connaissais. C'etait un henissement de peur, de douleur, de détresse.

Et là, j'ai commencé à ressentir la Peur. La vraie Peur. Je ne l'avais connue jusque ici. Cette Peur que l'on ressent quand on ignore quelque chose de capital. Dans la camion, l'odeur s'est amplifié. C'était à la limite du supportable. Puis le camion a démaré. Brutalement. On a roulé longtemps. J'avais faim, j'avais soif. En voyage, j'ai fait connaissance du cheval qui était à coté de moi. C'était Indy, un hongre. Il avait une blessure qui s'infectait peu à peu à la jambe. Puis "ils" ont fait monter d'autre chevaux. Pour qu'on se pousse, ils nous ont fouété. Et là, Indy a trébuch é. Il est tombé. Et un cheval lui a marché sur la jambe. Il ne pouvait plus se relever. Aprés quelques heures de souffrances horribles, il s'est eteint. Puis son corps a commencé à sentir.. C'était horrible. Peu a peu, d'autres chevaux se sont éteints. De soif, de faim, de blessures, de desespoir.

Enfin, le camion s'est arété. "Ils" ont uvert la porte. La lumière m'a aveuglée. Les autres chevaux voulaient sortir. Ils m'ont poussé. Je me suis tordu la jambe. J'ai eu mal. Mais j'était obligé d'avancer. Dans d'interminables couloir hanté par le sang, la peur, la Mort. J'ai entendu un cheval henir, j'ai reconnu Canelle.. Ma petite Canelle si courageuse. Puis on est arrivé dans un grande salle avec un planché en fer.

Puis, "ils" ont fermé la porte et nous on laissé là. Pas à boire, pas à manger. Un à un, beaucoup de chevaux sont morts. Ma Canelle aussi. Puis, un jour, "ils" sont venue me chercher. J'ai eu à boire. C'était bon. C'était la dernière chose que j'aurrais eu de bon de ma vie.

Ensuite, je suis entré dans un salle oú l'odeur, l'ambiance, m'a fait paniquer. Je me suis cabré, je me suis pris un coup de gourdin dans les jambes. Puis, "il" est entré. J'ai senti quelque chose entrer dans ma gorge. J'ai eu mal. Je me suis senti faible. Je me suis couché. Ou plutôt, je suis tombé. Et j'ai su. J'ai
eu mal au coeur. J'ai fermé les yeux. Noir......


Conclusion :
==>Ange est mort. Il a rejoint le paradis des chevaux oú il a retrouvé Canelle et Indy.
Cette histoire ne possède AUCUNE exagération. Tous les jours, des centaines de chevaux subissent ça. Alors, si vous avez un coeur, même de pierre, réagissez !!!<==

# Posté le samedi 17 septembre 2005 02:56